Apple et Wintek doivent prendre leurs responsabilités
En réponse à la mobilisation des 22 travailleurs-euses, soutenu-e-s par notre partenaire chinois la SACOM, un représentant de Wintek a déclaré que « L’hôpital local [nous] a signalé que la majorité des travailleurs-euses sont guéris». Un diagnostic invalidé par les examens réalisés dans un hôpital réputé mettant en avant la persistance de leurs symptômes.
Pour sa part, si Apple reconnaît les faits, l’entreprise n’a pas mis en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires pour garantir de bonnes conditions sociales. Apple signale avoir exigé de son fournisseur l’abandon du N-Hexane et l’installation d’un système de ventilation, et déclare s’enquérir des rapports médicaux et des traitements promulgués. Si les travailleurs-euses de Wintek confirment qu’un système de ventilation a été installé et que le N-Hexane n’est plus utilisé depuis août 2009, ils-elles indiquent que les produits utilisés en remplacement, l’isopropanol et l’acétone, sont irritants et potentiellement toxiques et que les mesures de protection prises par Wintek restent insuffisantes. Ces deux produits peuvent en effet causer des migraines, des vertiges et à plus long terme, des allergies et des cancers. Les masques en papier distribués aux travailleurs-euses sont impropres à filtrer l’air. Quant au suivi médical annoncé par Apple, force est de constater qu’il n’est pas mis en œuvre correctement.
Alors qu’Apple n’a toujours pas regretté publiquement cette situation, les travailleurs-euses ont rappelé à l’entreprise leurs exigences, lors de la visite d’émissaires le 22 février 2011: des indemnités reflétant le préjudice subit et tenant compte des négligences d’Apple et de son fournisseur à l’origine de l’empoisonnement, un suivi médical sérieux et approprié ainsi que la mise en œuvre de mesures de protection adéquates.